Le bureau de l’ONU des affaires humanitaires (OCHA) évoque une détérioration préoccupante de la situation de protection : violences sexuelles contre les femmes et les filles, séparations familiales, mais aussi recrutement et utilisation présumés d’adolescents par des groupes armés.
Les témoignages recueillis par la mission font état de viols, d’enlèvements, d’agressions sexuelles ou encore de déshabillages forcés, parfois accompagnés de meurtres lorsque les victimes tentaient de résister. « Plusieurs filles auraient été emmenées en captivité et d’autres auraient subi des violences sexuelles pendant leur fuite », a détaillé l’OCHA.
Une vulnérabilité accrue pour les enfants déplacés
Ces violences ont des répercussions directes sur les enfants, particulièrement exposés dans un contexte de déplacements forcés. Un nombre élevé d’enfants non accompagnés ou séparés de leur famille a été recensé dans les zones évaluées. Beaucoup vivent désormais auprès de proches éloignés ou de membres de leur communauté, sans encadrement stable.
Le manque d’information accentue encore leur vulnérabilité. La plupart des adolescentes interrogées ignoraient l’existence de services de protection de l’enfance dans plusieurs localités des comtés de Duk et Twic East, dans l’État de Jonglei, et disent compter essentiellement sur leurs pairs pour obtenir soutien et conseils.
Une insécurité persistante
Cette situation humanitaire s’inscrit dans un contexte sécuritaire toujours instable. Dans le nord et le centre de cet État du Soudan du Sud frontalier avec l’Ethiopie, des affrontements intermittents opposent l’armée soudanaise aux forces du Mouvement populaire de libération du Soudan en opposition (SPLM-IO). « Les civils continuent d’être exposés à des risques accrus en matière de protection dans un contexte d’insécurité persistante », a souligné l’OCHA.
Depuis décembre, ces combats ont provoqué le…
Auteur: Nations Unies FR

