L’OMS s’est ainsi inquiétée de la « propagation continue de la dengue » dans ce pays d’Afrique du Nord-est. Selon un décompte effectué le 24 avril dernier, plus de 75.500 cas ont été signalés dans 15 des 18 États.
Les provinces de Khartoum, d’Al Jazirah, du Nil Blanc et celle de Gedaref, frontalière de l’Ethiopie figurent parmi les plus touchées.
La saison des pluies au Soudan, marquée chaque année par la propagation d’épidémies de paludisme ou de dengue, est encore plus dévastatrice cette année après plus de trois ans de guerre. Selon l’OMS, la perturbation de la surveillance, l’affaiblissement de la lutte antivectorielle et l’accès limité aux soins favorisent la transmission continue de multiples maladies transmissibles.
Des femmes ayant fui les combats dans la ville d’El Fasher, au Darfour, sont soignées dans un centre de santé à Tawila.
Risques sanitaires en hausse
« A l’approche de la saison des pluies, les risques ne feront que s’accroître, en particulier dans les zones surpeuplées et mal desservies », a déclaré sur le réseau social X, Hanan Balkhy, Directrice régionale de l’OMS pour la Méditerranée orientale.
Sur le terrain, l’agence onusienne soutient les efforts de riposte menés avec les autorités sanitaires dans les domaines de la surveillance, de la prise en charge des cas, de la lutte antivectorielle, de la communication des risques et de l’engagement communautaire. Les formations récentes sur la surveillance et la prise en charge clinique des maladies susceptibles de provoquer des épidémies renforceront encore davantage la riposte.
« Mais pour maintenir et intensifier la riposte et éviter de nouvelles pertes en vies humaines -, nous avons un besoin urgent de financements adéquats et d’un accès humanitaire durable », a ajouté la Dre Balkhy.
Cette urgence…
Auteur: Nations Unies FR

