En outre, dans le territoire de Walungu, également au Sud-Kivu, des affrontements auraient contraint plus de 20.000 personnes à fuir depuis le 3 mars. Ces personnes « ont un besoin urgent de nourriture, d’eau, d’abris et d’autres biens essentiels », a précisé le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse à New York.
Il a souligné que de graves violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme ont été signalées, dont près de 400 cas de violences sexuelles à Uvira entre le 9 et le 25 février, selon les informations des partenaires locaux qui suivent la situation. Des organisations humanitaires ont également été ciblées à Uvira.
Depuis le début de l’année, les rebelles du M23 mènent une offensive militaire dans l’est de la RDC, avec le soutien de l’armée rwandaise, et on pris le contrôle de territoires des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Des personnes déplacées collectent de l’eau après des pluies torrentielles près d’Uvira, province du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo (photo d’archives).
Accès limité à l’eau potable
L’Unicef a alerté vendredi que les centaines de milliers de personnes qui ont dû fuir le conflit au Sud-Kivu, vivent dans des conditions précaires, se réfugiant dans des écoles, des églises ou à la belle étoile, avec un accès limité à l’eau potable, à l’assainissement, aux soins de santé et à l’éducation.
La violence persistante dans la province a entraîné une forte augmentation des violations graves contre les enfants. Les cas confirmés ont augmenté depuis janvier 2025, soit une hausse d’environ 150 % par rapport à décembre 2024. Ces violations comprennent des violences sexuelles, des meurtres, des mutilations, ainsi que le recrutement et l’utilisation d’enfants par des groupes armés.
Le Représentant par intérim de…
Auteur: Nations Unies FR

