« Depuis que le premier cas de choléra a été signalé le 13 juillet 2025 dans le camp de réfugiés de Dougui, dans le district de Chokoyane (province de Ouaddaï), l’épidémie s’est propagée à d’autres sites de réfugiés et communautés d’accueil dans 23 zones sanitaires des six districts sanitaires de Chokoyane, Hadjer Hadid, Adré, Farchana, Amleyouna (province de Ouaddai) et Abdi (province de Sila) », a détaillé le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), dans son dernier rapport.
Au moins 821 cas suspects ont été signalés dans ces districts, avec 56 décès, dont 28 dans la communauté, soit un taux de létalité de 6,8 %, selon un décompte effectué le 20 août dernier.
Ces derniers développements interviennent dans ce pays de l’Afrique centrale alors que des milliers de réfugiés soudanais, principalement venus du Darfour, vivent sans accès à des sanitaires adéquats ni à de l’eau potable. Ce cocktail dangereux favorise la propagation fulgurante de la maladie, selon les travailleurs humanitaires.
Afflux massif de réfugiés
Pour lutter contre l’épidémie de choléra, le ministère tchadien de la Santé a nommé un responsable chargé de coordonner la réponse à l’épidémie.
L’UNICEF, en collaboration avec le gouvernement, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d’autres partenaires, met en œuvre une réponse multisectorielle qui couvre l’eau, l’assainissement et l’hygiène, la santé, la communication sur les risques et l’engagement communautaire et la protection de l’enfance.
Le conflit au Soudan a entraîné un afflux massif de réfugiés dans les provinces frontalières du Tchad. Depuis le début de ce conflit en avril 2023, plus de 876.000 réfugiés soudanais et plus 313.000 rapatriés tchadiens ont été recensés par les autorités tchadiennes, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).
Plus de 60 % des réfugiés et près de 70 % des rapatriés tchadiens sont…
Auteur: Nations Unies FR

