Le bilan officiel s’élève désormais à au moins 1 450 morts et plus de 3 200 blessés. Il reste toutefois très provisoire. Des dizaines de milliers de personnes sont toujours portées disparues, laissant craindre un nombre de victimes bien supérieur.
« La destruction est partout », a témoigné lundi Stephanie Hochstetter, directrice de l’antenne vénézuélienne du Programme alimentaire mondial (PAM), depuis La Guaira, à une quarantaine de kilomètres au nord de Caracas. « Beaucoup de personnes ont perdu la vie. Des milliers d’autres sont blessées et des centaines de bâtiments ont été détruits ou gravement endommagés », décrit-elle. « Les besoins alimentaires seront immenses ».
« Nous avons commencé à creuser à mains nues »
Dans l’État côtier de La Guaira, parmi les régions les plus durement touchées, les pelleteuses côtoient encore des habitants armés de simples pelles ou de leurs mains. Les deux secousses de magnitude 7,2 puis 7,5, survenues à moins d’une minute d’intervalle, dans le nord du pays mercredi 24 juin ont transformé des quartiers entiers en champs de ruines.
Mireya Quesada Sojo fouille depuis plusieurs jours les décombres où vivaient des membres de sa famille.
« Au début, nous avons commencé à creuser à mains nues pour tenter de retrouver les membres de notre famille », raconte-t-elle. « Nous savons qu’ils ne sont plus en vie, mais nous avons besoin de les revoir une dernière fois, même si cela est douloureux. Nous demandons donc de l’aide pour pouvoir les dégager. Des personnes sont venues nous prêter main-forte et nous leur en sommes profondément reconnaissants ».
La branche humanitaire des Nations Unies (OCHA) souligne que de nombreuses familles poursuivent leurs recherches « souvent au milieu de décombres dangereux et malgré des chances infimes ».
Depuis les premières heures de la catastrophe, l’agence coordonne la réponse internationale mobilisée par 27 pays, qui rassemble plus de…
Auteur: Nations Unies FR

