A l’Assemblée nationale, le Premier ministre a répondu aux questions des députés sur les violences physiques et sexuelles présumées commises dans l’enceinte de l’établissement Notre-Dame-de-Bétharram, il y a une trentaine d’années. Très attendu, le chef du gouvernement avait élaboré une stratégie plutôt offensive pour défendre sa ligne qu’il tient depuis le début : il jure n’avoir pris connaissance des faits que par la presse.
Pour rappel, l’Assemblée nationale a lancé une commission d’enquête « sur les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires » au lendemain du scandale Bétharram. L’actuel Premier ministre, alors ministre de l’Education nationale quand la première plainte fut déposée contre l’établissement, est soupçonné d’avoir dissimulé les accusations contre Bétharram. Pire encore, l’opposition l’accuse d’avoir menti devant la représentation nationale en février dernier. François Bayrou avait alors affirmé n’avoir « jamais » eu aucune information sur les violences présumées commises au sein de l’institution catholique.
« Il a cherché à transformer une affaire de violences faites aux enfants, en une affaire politique », analyse le communicant Philippe Moreau Chevrolet
Pour défendre sa ligne, le Premier ministre a misé sur la « diversion » : il ne s’est pas seulement expliqué sur les faits, mais il a également…
Auteur: Clarisse Guibert

