L’audition fleuve du Premier ministre François Bayrou, durant cinq heures et demie, mercredi, a rapidement viré à l’affrontement politique. Ce 16 mai, les deux invités politiques de l’émission Parlement hebdo, diffusée sur Public Sénat et LCP-Assemblée nationale, le sénateur Pierre Ouzoulias (communiste) et le député Philippe Vigier (Les démocrates), lequel participait à l’audition, considèrent que ce rendez-vous a été une occasion manquée d’évoquer bien plus en profondeur la question des violences dans les établissements scolaires.
« J’ai été très déçu par l’audition. J’aurais aimé qu’on parle plus au fond des victimes. La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église a évalué le nombre de victimes à 140 000. J’aurais aimé que l’on commence par ça, et dire comment il se peut que dans un pays comme le nôtre on ait pu laisser faire des sévices aussi longtemps. Il y a une responsabilité collective […] Il fallait comprendre les raisons de cette omerta », a déclaré le sénateur Pierre Ouzoulias.
« Il faudra reparler de Stanislas aussi, où la commission d’enquête nous a appris des choses qui sont inadmissibles »
Le parlementaire des Hauts-de-Seine, très engagé sur la défense de la laïcité, fait également part d’une autre contrariété : « Ce que je regrette, c’est qu’aujourd’hui il soit très peu question de l’Église catholique. J’ai l’impression qu’ils se cachent…
Auteur: Rédaction Public Sénat

