Augmentation des frais d'inscription pour les étudiants étrangers : les universités se mobilisent contre un nouveau décret

Faire payer des frais d’inscription à l’université quinze fois plus cher aux étudiants étrangers hors Union européenne (UE) ? C’est ce que refusent la majorité des universités, soutenues en ce sens par les syndicats enseignants et étudiants. Hors de question d’appliquer cette mesure relevant d’une « préférence nationale transformée en préférence européenne, un marqueur d’extrême droite », introduit Emmanuel de Lescure, maître de conférences à l’Université Paris Cité et secrétaire général du SNESUP-FSU.

Son syndicat s’est mobilisé pour une journée nationale d’actions le 26 mai, aux côtés des branches concernées de la CGT, la CFDT, Solidaires, l’Unsa ou encore les organisations étudiantes Unef, Fage, Union étudiante et Solidaires étudiant-e-s. Car la pression du gouvernement pour généraliser ces frais d’inscription différenciés est montée d’un cran. Depuis deux semaines, le gouvernement Lecornu tente de faire accepter un décret de généralisation à marche forcée.

Remontons le fil. En 2019, avec son plan « Bienvenue en France », le gouvernement instaure les frais d’inscription différenciés entre étudiants européens d’un côté, et étudiants hors UE de l’autre. Depuis, les droits d’entrée pour ces étudiants étrangers hors UE ont été multipliés par 15, passant de 170 euros à 2900 euros en licence, et de 250 à 3900 euros en master. Cela ne concerne pas les doctorants, seulement les licences et masters. « Ils acceptent que les doctorants ne paient pas, au prétexte qu’eux produisent la science ; mais, pour arriver jusqu’au doctorat, il faut payer… C’est discriminatoire et ça nous choque », résume Emmanuel de Lescure.

Parmi…

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Auteur: Maïa Courtois

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