L’économie française fait grise mine. La dernière note de conjoncture trimestrielle de l’Insee, publiée ce jeudi, est peu flatteuse pour notre pays. Sous l’effet d’une demande interne amorphe, des conséquences du blocage d’Ormuz, des canicules successives ou encore des difficultés budgétaires, l’institut économique a révisé nettement à la baisse sa prévision de croissance pour l’année 2026. Il voyait initialement le PIB progresser de 0,7 %, il table désormais sur 0,4 %. Le gouvernement a lui aussi actualisé ce vendredi son cadrage macroéconomique, ramenant sa prévision de croissance à 0,5 %, soit deux fois que ce qui était inscrit dans le dernier budget voté.
Le premier semestre a été particulièrement morose, avec un recul de 0,2 % du PIB au premier trimestre et une stabilité au deuxième trimestre. Techniquement, ce n’est pas une récession puisque sa définition suppose deux trimestres dans le rouge d’affilée, mais la situation en a tout l’air. Un petit rebond est attendu en fin d’année, mais les aléas géopolitiques seront déterminants.
Les causes sont multiples. Si la France a souffert comme les autres économies des perturbations liées à la fermeture du détroit d’Ormuz, et à la fièvre sur le marché du pétrolier, elle a aussi souffert de plusieurs éléments plus endogènes. La sécheresse et les vagues de chaleur ont été plus intenses sur le territoire que chez nos voisins. L’impact sur la production…
Auteur: Guillaume Jacquot
