« Aurais-je été sans peur et sans reproche ? » : quand le roman de chevalerie tuait



Aurais-je été sans peur et sans reproche ? Le chevalier Bayard et moi / Pierre Bayard / Minuit / 171 pages / 18 euros.

Lire Pierre Bayard, c’est comme suivre une série. Une fois le dernier livre achevé, on se demande quel sera le nouvel épisode, le prochain rebondissement. Tout en se distinguant de celui qui le précède, l’opus à venir se situera dans le continuum d’un même esprit, composé d’au moins trois éléments : du savoir, de l’humour et de l’anticonformisme, sous la forme d’une revisitation personnelle d’une « institution » au sens large, historique ou culturelle.


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Ainsi, on avait laissé Pierre Bayard, professeur émérite de littérature française à l’université Paris-8 et psychanalyste, après la brillante démonstration qu’il a déployée dans Hitchcock s’est trompé (1) à propos de la véritable identité du criminel dans Fenêtre sur cour. Le voici qui revient avec un essai portant sur le chevalier Bayard, né entre 1473 et 1476 et mort en 1524.

Pierre Bayard et le chevalier Bayard figurant sur la même couverture : triomphe de l’homonymie ? L’auteur va au-delà : il se place en lointain descendant. « Toute ma vie j’ai été hanté par la figure de mon ancêtre », dit-il dans l’incipit du livre, avant de poursuivre : ­« Tentais-je un moment d’en oublier l’existence que mes professeurs se chargeaient de me la rappeler, en faisant régulièrement suivre mon nom, lors de l’appel des élèves, de la formule rituelle : ‘le chevalier sans peur et sans reproche’. » D’où cette…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Christophe Kantcheff

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