Une fois que l’Etat a beaucoup ménagé et subventionné les riches et les multinationales qui « créent de l’emploi » (lol), une fois que l’argent public a beaucoup renfloué les banques en faillite et les entreprises en difficulté à cause des crises capitalistes (la RELANCE), une fois que l’argent a coulé à flot pour les banquets de rois et des événements sportifs fastueux, une fois que les activités lucratives sont privatisées, l’argent vient fatalement à manquer au budget.
C’est alors le grand retour de l’AUSTÉRITÉ, ce dispositif magique cyclique qui consiste à faire payer prioritairement aux pauvres et classes moyennes les dégâts et les choix du système qui les broient.
Les pauvres sont miséreux mais ils sont nombreux, et ils vivent dans le luxe des services publics et des aides sociales, alors l’AUSTÉRITÉ intervient pour réduire leur train de vie scandaleux afin que la civilisation industrielle (l’Etat, le capitalisme, le système techno-industriel…) puisse continuer à détruire la biosphère, à enrichir les riches et à fabriquer les prochaines crises, ce qui nécessitera de nouvelles cures d’austérité pour les pauvres et classes moyennes.
Dans le passé, les guerres d’ampleur servaient aussi à remettre des sous dans la machine quand elle s’enrayait un peu trop…
Contrairement à certaines apparences ou croyances, l’austérité n’est pas le fait de Macron, Hollande, Mitterrand ou du futur(e) premier ministre, l’austérité est due simplement au fonctionnement structurel de l’Etat et du capitalisme, ces deux frères « ennemis » qui marchent ensemble et ont vitalement besoin l’un de l’autre dans leur course monstrueuse à la dévastation/domination.
Malgré les tentatives désespérées de régulations et de protectionnismes, le chaos destructeur du libre marché ne peut qu’engendrer des crises économiques/budgétaires récurrentes. En effet, le système en place doit fabriquer…
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