Depuis 2016, sur nos murs tourangeaux, nous visibilisons nos combats, nos messages, nos peurs et notre indignation. Notre combat féministe, résolument antifasciste, toujours radical, nous porte depuis toutes ces années : loi travail, loi fin de vie, réseau de solidarité local, lutte contre les violences sexistes et sexuelles, soutien et participation à l’ensemble des luttes contre les systèmes discriminatoires, violents et dominants. Il a porté chacun-e de celleux qui ont participé à AFT, et ce depuis presque dix ans, fait rare pour un collectif militant de désobéissance civile en France. Nous existons depuis presque une décennie, une décennie de militantisme, avec les risques, les conséquences et les travers inhérents à notre mode d’action.
Nous avons vu la répression d’état et la violence des groupuscules d’extrême droite s’empirer ces dernières années. Pour la première fois cette année, nous avons été victimes d’agressions de la part d’hommes, seuls, dans la rue, sur la voie publique, pendant nos actions. Nous avons été suivi-es, insulté-es, violenté-es, avec parfois des gifles, des coups de poing. Nous sommes menacé-es par Stérin et son projet Justitia, dans un déferlement sans égal de violence juridique pour un collectif de notre envergure (plainte et demande de dissolution à Retailleau alors ministre de l’Intérieur). Nos manifestations sont observées, surveillées par les forces de l’ordre, et même les collages à l’occasion de grandes journées nationales, comme celle pour la défense de l’accès à IVG n’ont pas tenu plus de quelques heures, alors que l’année dernière encore, ils étaient restés plusieurs jours. À un an d’intervalle, aux mêmes endroits, pour les mêmes événements, nos actions sont criminalisées et nos militant-es violenté-es. L’état et les fachos sont de plus en plus violents, de plus en plus agressifs, même à l’encontre des colleureuses.
AFT a fait du…
Auteur:

