« Autofiction », de Pedro Almodóvar (Compétition) ; « La Détention », de Guillaume Massart (Acid)

Autofiction



Autofiction / Pedro Almodóvar / 1 h 51. En salle.

Après sept ans d’absence de la compétition à Cannes, Pedro Almodóvar revient avec un film sur le cinéma, Autofiction, comme son compatriote Rodrigo Sorogoyen. Mais, à l’opposé de la toute-puissance, c’est une forme d’impuissance créatrice qui l’intéresse ici. Pedro Almodóvar met en scène un cinéaste, Raúl Rossetti (Leonardo Sbaraglia), présenté comme étant en mal d’imagination, qui est en train d’écrire un scénario dont l’action se déroule en 2004, et qui reprend, tout en les transposant, des faits le concernant ou ayant touché ses proches.

Autofiction se déroule comme un fleuve tranquille, avec des va-et-vient entre le présent et 2004.

En parallèle, on suit le film dans le film, c’est-à-dire l’histoire, en 2004, d’Elsa (Bárbara Lennie), une ex-réalisatrice qui, devant l’insuccès de ses deux premières œuvres – devenues depuis « cultes », notion galvaudée que moque au passage Almodóvar –, s’est reconvertie dans la publicité. Elsa se remet difficilement de la mort de sa mère. Elle encourage par ailleurs sa meilleure amie et collègue (Victoria Luengo) à quitter son mari qui la trompe, et tente d’aider une jeune femme, qui est modèle, dont l’enfant est morte en bas âge. Enfin, elle est épaulée par son compagnon, Bonifacio (Patrick Criado), pompier la semaine et stripteaseur le week-end.


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Autofiction se déroule ainsi comme un fleuve tranquille, avec des va-et-vient entre le présent et 2004, jusqu’à ce que Raúl achève son scénario,…

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Auteur: Christophe Kantcheff

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