Cette année, un des séjours proposés sera sur le thème des arts urbains, avec street dance, rap et comedy club. (DR)
Utiliser des outils de démocratie directe pour que les enfants établissent collectivement les règles de vie de leur séjour et choisissent leurs activités, c’est le pari de la structure Montpelliéraine « Autonomie créative », dont l’ambition est de créer des colonies de vacances propices à l’émancipation des jeunes par la prise de décision collective
Article à retrouver dans le numéro d’été du Poing consacré à la question du tourisme, à paraître le 27 juin.
L’idée a germé il y a dix ans sur les bancs de l’université Paul-Valéry, dans la tête de trois étudiants en sciences sociales : créer une structure d’animation avec une approche d’éducation populaire. Après avoir animé des Temps d’Activités Périscolaires pour la Métropole de Montpellier, Autonomie créative a lancé ses premiers séjours en 2020, avec un but : favoriser l’autonomie des jeunes par des outils de démocratie directe. Depuis, ce sont environ 200 jeunes d’entre 10 et 16 ans, répartis par tranches d’âges, qui ont pu vivre cette expérience, par groupes de 24, encadrés par quatre adultes.
Un « Conseil » pour décider du séjour
« Pour nous, c’était important que les jeunes ne soient pas simplement consommateurs, mais bien acteurs de leurs vacances », explique Kola, co-fondateur d’Autonomie Créative. « On s’est inspiré de la pédagogie institutionnelle, qui est issue du mouvement Freinet. On crée une institution qui permet de diluer l’autorité que peut représenter la figure de l’adulte pour décider collectivement. »
Cette institution, c’est le « Conseil ». Il a lieu une fois par jour dans le séjour, et permet à chacun de s’exprimer. « On y décide ensemble des règles de vie, on y vote à la majorité des trois quarts ce qu’on va faire le…
Auteur: Elian Barascud

