Thomas Brail, le médiatique fondateur du GNSA à l’origine du mouvement de grève, avait été hospitalisé dans la nuit en raison de son état de santé très dégradé. Les souffles sont donc suspendus lorsque Reva, l’un des grévistes de la soif, prend la parole sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, à Paris, pour annoncer les dernières nouvelles.
Les grévistes de la soif viennent d’obtenir une victoire d’étape cruciale : les travaux de l’autoroute A69 et l’abattage des arbres sont suspendus jusqu’à vendredi, en fin de semaine.
Ce jour-là, une réunion réunissant les élus locaux qu’ils soient défavorables ou favorables à l’A69, mais aussi les collectifs opposés au projet, des scientifiques, et le pouvoir exécutif à travers Clément Beaune et Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, va peut-être décider du sort définitif du projet.
« C’est le début de la victoire, la pression est montée des deux côtés ! Un vote à l’issue de la réunion peut mettre en péril le projet d’autoroute. Je suis rempli de toute l’énergie de nos soutiens, heureux de voir aujourd’hui que le peuple peut faire évoluer les choses dans le bon sens. Mais j’espère qu’on sera de moins en moins amenés à en arriver à cette extrémité » exprime Reva sous la caméra d’Arnaud Huck
Reva enlace un soutien à l’annonce de la nouvelle, Celik, autre gréviste de la soif, est à sa gauche
Le but final des opposants au projet reste inchangé : obtenir l’abandon définitif ou au moins la suspension définitive des travaux de l’autoroute A69 le temps que la justice étudie les recours sur le fond.
Et pour cause, les projets d’aménagement du territoire le sont souvent sans tenir réellement en compte l’avis de la population locale et les travaux débutent quasi systématiquement avant que les jugements sur le fond soient rendus lorsqu’il y a un litige.
Cas d’école à lui seul : le contentieux du…
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Auteur: Laurie Debove

