Alors que le sujet de l’autoroute A69 manquait de visibilité ces derniers mois et dernières semaines, tout s’est accéléré depuis le 1er septembre et le début de la grève de la faim de Thomas Brail, fondateur du Groupe National de Surveillance des Arbres (GNSA), soutenu et accompagné par d’autres “écureuils”, eux aussi en grève de la faim.
Pour une fois, le sujet a très bien été relayé par les médias mainstream, et a bénéficié d’une excellente couverture du Monde, de Reporterre, de FranceInfo, etc. Des mois de combat contre ce projet d’un autre siècle, dont le chantier a démarré en arrachant des arbres de nuit, en dégageant de force les militant(e)s sur place qui tentaient autant que possible de ralentir le désastre.
Si presque tout a été dit sur les conséquences environnementales de l’autoroute A69, il semble qu’une fois encore, le problème n’est pas un déficit d’information. Les tenants du business as usual ont encore une fois répondu présent. Mensonges politiques, presse conservatrice qui multiplie les attaques ad hominem sur les militant(e)s, et un gouvernement qui ignore totalement les scientifiques. La question est simple : doit-on aujourd’hui risquer sa vie pour que le gouvernement respecte les scientifiques et notre avenir ?
Les conséquences néfastes du projet d’autoroute A69
Les conséquences environnementales du projet d’autoroute A69 sont multiples. Premièrement, la coupe d’arbres par centaines, dont certains sont centenaires. Les promoteurs de l’A69 ont beau répéter que le projet sera “compensé”, nous verrons qu’il est en réalité faux de dire que couper un arbre pour en planter 5 autres permet de compenser cette coupe.
L’artificialisation des sols, avec des terres agricoles détruites, va accélérer un peu plus l’effondrement de la biodiversité. Face aux objectifs que la France s’est fixée (SNBC2 et Zéro Artificialisation Nette), aucun(e) scientifique ne justifiera ou…
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Auteur: Bon Pote

