« En fin de compte, personne ne veut d’un centre de données chez soi », résume le média indépendant états-unien Mother Jones. Indispensables au développement de l’intelligence artificielle, les data centers se multiplient aux États-Unis. Le pays en compte plus de 4000, contre plus de 500 en Allemagne et au Royaume-Uni, plus de 300 en France.
Mais, du fait des nuisances sonores et des pollutions qu’ils peuvent provoquer, en plus de leur impact sur les ressources en eau, ces centres de données suscitent une opposition grandissante outre-Atlantique.
« Hors norme » : le gigantesque projet Campus IA relance la lutte contre les data centers
En avril dernier, le collectif d’associations Data Center Opposition a recensé au moins 268 groupes locaux d’opposition à la construction d’un data center à travers les États-Unis. 209 nouveaux groupes de ce type ont été créés au cours des six derniers mois. « Cela représente plus d’un nouveau groupe par jour », souligne cette organisation dans un rapport sorti le mois dernier. Ces groupes se trouvent dans 37 États différents, aussi bien républicains que démocrates.
Une conséquence de l’IA
« L’une des principales raisons de la multiplication des groupes d’opposition réside dans la taille colossale des centres de données envisagés. La plupart des centres de données construits avant le lancement de ChatGPT en 2022 ont eu un impact moins perceptible sur les communautés locales, mais les plus récents sont bien plus vastes et nécessitent des ressources nettement plus importantes », explique le rapport du collectif Data Center Opposition. Les plus grands centres de données dédiés à l’IA « devraient consommer autant d’énergie que les grandes villes américaines ».
Comment l’intelligence artificielle et ses data centers s’accaparent l’eau
Le rapport cite l’exemple d’un groupe dans le Missouri, qui a vu le jour en décembre 2025,…
Auteur: Rachel Knaebel

