Decatur (États-Unis), reportage
En sortant du parking dans leur voiture Tesla, les conducteurs ont la surprise d’être accueillis par des saluts nazis. Quelque 120 personnes sont alignées sur le bord de la route, devant un concessionnaire automobile d’Elon Musk. Ces bras tendus par les manifestants dénoncent le geste que le patron automobile a fait après l’investiture de Donald Trump, le 20 janvier dernier.
Si les soutiens d’Elon Musk ont pris sa défense en qualifiant son geste de « salut romain », « c’était bien un salut nazi », tranche Jessica Farmer, 26 ans, quand elle ne hue pas les clients qui sortent du magasin Tesla. Elle a suivi l’appel à manifester, le 8 mars à Decatur, dans la banlieue d’Atlanta aux États-Unis, contre les pouvoirs politiques d’Elon Musk et ses licenciements et coupes budgétaires dans l’administration étasunienne.
Sur le parking de Tesla, sont alignés les véhicules électriques et les Cybertruck aux airs de tank. « Notre objectif est de toucher Elon Musk là où ça fait mal : à son portefeuille, explique Jessica Farmer. Si, en étant ici, on peut faire honte aux personnes qui entrent et achètent un Cybertruck, ce sera plus difficile pour elles d’en acheter. »
Ces initiatives citoyennes se sont multipliées ces derniers jours dans l’ensemble du pays, avec plus d’une centaine prévue le 8 mars et pour une semaine, selon le site Action Network. Si la grande partie des rassemblements est pacifique, des actions violentes ont eu lieu avec des cas de cocktails Molotov ou des tirs d’armes à feu contre des boutiques. Le 8 mars à New York, six personnes ont été arrêtées après être entrées à l’intérieur d’une boutique.
Lire aussi : « Musk est un fasciste notoire » : le siège de Tesla repeint en « brun nazi » à Paris
En voyant cette opposition prendre vie, Laura Gordon, 58 ans, a décidé…
Auteur: Edward Maille

