L’ESSENTIEL
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Sur près de 240 000 dossiers médicaux de femmes états-uniennes, seuls 12 % mentionnent la ménopause.
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Ce manque de données freine la recherche sur ses conséquences pour la santé.
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Un simple questionnaire en consultation pourrait améliorer le suivi des patientes.
Toute personne ayant des ovaires connaîtra la ménopause si elle vit suffisamment longtemps. Bien qu’il s’agisse d’une transition naturelle au milieu de la vie, la ménopause peut avoir des répercussions importantes sur la qualité de vie, ainsi que sur le risque présent et futur de maladies cardiovasculaires, d’ostéoporose et d’autres problèmes de santé. On pourrait donc penser que le dossier médical d’une personne précise si elle traverse cette transition ou si elle est déjà ménopausée.
Pourtant, lorsque nous avons examiné, avec nos collègues, les dossiers médicaux électroniques de près de 240 000 femmes états-uniennes, seuls 12 % mentionnaient la ménopause, alors que plus de la moitié de ces femmes avaient déclaré, dans un questionnaire distinct, qu’elles traversaient cette transition. Nos résultats, publiés dans la revue Menopause, révèlent une lacune majeure dans la manière dont les professionnels de santé consignent des informations fondamentales sur la santé des femmes.
Les femmes ménopausées que nous avons étudiées font partie d’un groupe plus large de 400 000 personnes participant au programme de recherche All of Us. Cette étude nationale, menée par les Instituts nationaux de la santé américains (NIH), vise à recueillir un large éventail de données de santé auprès d’au moins un million d’Américains. Nous avons examiné la manière dont les informations sur la ménopause étaient consignées dans les dossiers médicaux électroniques et les différences observées selon des caractéristiques comme l’âge, le niveau d’études, l’origine raciale et les revenus.
Les personnes participant à…
Auteur: Audrey Hendricks, Associate Professor of Biomedical Informatics, University of Colorado Anschutz
