Aux États-Unis, le monde du travail contre Donald Trump

D’où viendra la lumière ? Depuis l’investiture, le 20 janvier, de Donald Trump à la Maison Blanche, pas un jour ne passe sans qu’une actualité vienne nous interpeller. Un ouragan réactionnaire et conservateur déferle sur les États-Unis, et les résistances progressistes sont peu nombreuses, ultra-localisées et minoritaires – voire marginales.

Le salut pourrait-il venir du monde du travail, et, notamment, des organisations syndicales ? « Aujourd’hui, plus que jamais, il est primordial qu’on ait des dirigeants du mouvement syndical qui se rendent compte de l’importance du moment et qui soient prêts à prendre des risques vis-à-vis des directions d’entreprise et de l’État de Trump. Il faut leur montrer qu’on va mener des résistances », clame Marsha Niemeijer, organisatrice syndicale états-unienne dans le secteur de l’éducation.


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Mi-mars, celle qui est aussi, et surtout, membre de la direction nationale de Labor Notes depuis vingt-cinq ans est venue en France pour raconter l’état du syndicalisme outre-Atlantique. Lors de deux conférences organisées par la CGT, la FSU, Solidaires et des chercheurs du syndicalisme, elle s’est montrée optimiste – tout en concédant que ce n’était tout de même pas la meilleure période pour l’être. Cet espoir, elle le puise dans la croissance significative de son mouvement, Labor Notes, depuis quelques années.

La grève la plus emblématique est celle menée par le syndicat de l’automobile, l’United Auto Workers (UAW).

Par sa forme et ce qu’elle représente, cette organisation n’a pas d’équivalent en France. Labor Notes se définit comme un « projet médiatique et organisationnel qui est la voix des…

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Auteur: Pierre Jequier-Zalc

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