Aux États-Unis, le rôle crucial des migrants indiens dans les entreprises de la tech

Encore une mauvaise nouvelle pour les migrants aux États-Unis. Le président américain Donald Trump a annoncé, vendredi 19 septembre, la mise en place de frais annuels de 100 000 dollars pour les visas de travail H-1B, très utilisés dans le secteur de la tech. Cette décision devrait avoir de lourdes conséquences pour les travailleurs originaires d’Inde, présents en nombre dans la Silicon Valley.

La Nasscom, principale association professionnelle indienne, a fait part de sa « préoccupation » après l’annonce de Donald Trump, pointant « l’incertitude considérable » qu’elle crée pour « les entreprises, les professionnels et les étudiants. »

Créés en 1990, les visas H-1B permettent à des travailleurs étrangers aux qualifications précises (ingénieurs, scientifiques, programmateurs informatiques…) de venir travailler aux États-Unis, à condition d’être soutenus par un employeur. Leur durée initiale est de trois ans, renouvelables une fois.

Trois quarts des visas H-1B pour des Indiens

Washington a approuvé 400 000 permis de travail de ce type l’an dernier. En moyenne, trois quarts des visas H-1B reviennent à des ressortissants indiens. Cette surreprésentation n’est pas nouvelle, mais « résulte d’un changement radical de la politique d’immigration américaine dans les années 1960 », expliquent les auteurs de The Other One Percent : Indians in America, cités sur le site du média britannique BBC.

En 1965, dans le sillage du mouvement des droits civiques, les quotas basés sur l’origine nationale des migrants sont remplacés par des quotas privilégiant les compétences et le regroupement familial. Ce changement permet à de nombreux Indiens hautement qualifiés – d’abord médecins et ingénieurs, puis programmateurs informatiques – d’arriver aux États-Unis.

Parlant anglais et ayant bénéficié d’une éducation axée sur les sciences et les mathématiques, les…

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Auteur: Juliette Vienot de Vaublanc