Pour la première fois depuis 2018, c’est la paralysie quasi-totale outre-Atlantique. Faute d’accord sur le budget entre les républicains de Donald Trump et l’opposition démocrate, les États-Unis ont basculé, mercredi 1er octobre à minuit, en situation de « shutdown ». Quelque 750 000 fonctionnaires fédéraux se retrouvent au chômage technique, le versement de leurs traitements différé.
Les agences en charge des politiques environnementales ne sont pas épargnées. Pire : le gouvernement pourrait saisir l’occasion de ce blocage pour procéder à des licenciements massifs, selon le média spécialisé Inside Climate News. Ainsi, Russell Vought, directeur du Bureau de la gestion et du budget au gouvernement fédéral, a demandé aux agences fédérales de se préparer à des licenciements massifs. Si le gouvernement ferme, « nous allons licencier beaucoup de personnes de manière permanente », annonçait Donald Trump à NBC News le 28 septembre, sans préciser l’ampleur de ces suppressions.
À court terme et pendant le blocage, l’Agence de protection de l’environnement (EPA), une agence fédérale indépendante dont les principales missions sont de faire appliquer les lois environnementales, pourrait voir ses effectifs drastiquement réduits. Seuls 11 % de ses 15 000 employés pourraient continuer à travailler, selon les derniers plans d’urgence réclamés par l’État et élaborés par l’agence dans la perspective du shutdown.
« Personne ne tiendra les pollueurs responsables pendant la fermeture de l’EPA »
Ceci, alors qu’elle avait déjà été grandement fragilisée par la politique anti-écologique du président étasunien : elle avait déjà perdu 4 000 employés à la suite de licenciements et de mesures de départ volontaire, et l’administration Trump avait proposé une réduction de 55 % du financement de l’EPA dans son budget pour 2026.
« L’objectif semble être de…
Auteur: Émilie Massemin

