C’est un petit séisme dans le monde du cheval. Le 23 juillet, la cavalière britannique Charlotte Dujardin, star de l’équitation, a annoncé sur Instagram renoncer aux Jeux olympiques (JO) de Paris 2024. La quintuple médaillée olympique est sous le coup d’une enquête de la Fédération équestre internationale (FEI) après la diffusion d’une vidéo la montrant maltraitant son cheval lors d’un entraînement.
Les cas de maltraitance équine pendant les Olympiades ne sont pas nouveaux. À Tokyo aux Jeux olympiques de 2020, décalés en 2021 en raison du Covid-19, des images de chevaux en souffrance ont marqué les spectateurs. Jet Set a été euthanasié après s’être blessé un membre sur l’épreuve du concours complet, consistant à enchaîner le dressage, le cross et le saut d’obstacles. Kilkenny a eu le nez en sang sur un parcours d’obstacles. Saint Boy a été cravaché à plusieurs reprises par l’Allemande Annika Schleu lors de l’épreuve de pentathlon moderne, et frappé du poing par sa coach. Après cette compétition, plusieurs associations de protection animale — Peta, la Fondation 30 Millions d’amis, Projet Animaux Zoopolis — ont demandé la suppression de certaines épreuves d’équitation aux JO.
Dans un mail adressé à la mairie de Paris le 12 août 2021, cette dernière association écrivait : « Forcer et blesser voire tuer des animaux n’est pas amusant et n’a pas sa place aux JO. Certains humains choisissent de s’entraîner intensément pour un sport qu’ils ont choisi. Les animaux, eux, ne choisissent pas les JO. »
Cian O’Connor and Kilkenny withdrawn from Olympic team showjumping after horse suffers nosebleed in individual eventhttps://t.co/Ev3SnySmNg pic.twitter.com/K0gpLXDPAK
— Irish Independent Sport (@IndoSport) August 4, 2021
Ces associations ont remporté une première victoire. En novembre 2022, l’Union internationale de pentathlon moderne (UIPM) a voté le…
La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: Marie Sénéchal

