Aux origines du 1er Mai : Les Martyrs de Chicago

8 heures de travail, 8 heures de repos, 8 heures de loisirs

Chicago, 1886 : il fait un temps superbe en ce samedi du premier mai. Les ouvriers américains s’en réjouissent d’autant plus qu’ils s’apprêtent à revêtir leurs plus beaux habits de dimanche afin de participer aux défilés prévus un peu partout à travers le pays, au lieu d’aller au travail, comme d’habitude, le samedi. Ce soleil de bon augure promet un succès éclatant au mot d’ordre de grève générale pour obtenir la réduction de la durée de la journée du travail à huit heures : huit heures pour dormir, huit heures pour travailler et surtout, huit heures pour vivre ! Pour une fois, ce mot d’ordre est repris par la plupart des syndicats enfin réunis : « La Federation of Organised Trades and Labor Unions » [1]] (Fédération des Syndicats des Professions et du Travail) forte de 100 000 membres, avait lancé, en 1884, l’appel à la grève générale pour le 1er mai 1886. (Journée de renouvellement des baux de locations et des contrats de travail). Les Knigths of Labor (Chevaliers du Travail), syndicat regroupant plus de 700 000 ouvriers qualifiés et non-qualifiés, qui s’étaient ralliés massivement à ce mot d’ordre, en dépit des réticences exprimées par leur dirigeant Terence Powderly. Les branches locales du Brotherhood of Locomotive Engineers (Confrérie des Ingénieurs des Chemins de Fer) s’étaient aussi désolidarisées de leur direction afin de manifester massivement « pour les huit heures »



LE MASSACRE DES CHEVALIERS

Spéculateur, financier et propriétaire des chemins de fer, Jay Gould réussit à réduire le salaire des cheminots de 10 % pendant le « Krach de 1873 ». La grande grève qui l’oppose aux « Chevaliers du Travail » en 1877 lui fait dire : Je peux embaucher la moitié de la classe ouvrière pour tuer l’autre moitié !. En 1884, il essaie de réduire à nouveau les salaires, mais cette fois-ci les « Chevaliers

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