Aux universités d'été, La France insoumise se présente comme le parti de l'écologie

Châteauneuf-sur-Isère, reportage

« L’écologie sans sortie du capitalisme, ça n’a pas de sens », résume une militante entre deux conférences. Pour cette femme d’une vingtaine d’années, les préoccupations environnementales tiennent une place essentielle dans son engagement comme dans le mouvement. C’est en tout cas ce que tiennent à montrer les insoumis à l’occasion de leurs Amfis, leurs universités de rentrée, du 20 au 23 août.

Accaparement de l’eau, alimentation et santé, transport sans pétrole, lutte pour le vivant, nouveau projet des écorégions… Pour cette campagne, pas question d’un nouveau rendez-vous manqué avec les préoccupations écologiques. L’enjeu est de s’imposer comme une référence en la matière, quitte à volontairement éclipser le traditionnel parti des Écologistes.

Au point de remettre en cause les bases marxistes productivistes sur lesquelles s’est construit le Parti de gauche — devenu La France insoumise en 2016 ? « Aujourd’hui, La France insoumise est plus sur un discours autour de l’habitabilité de la planète, remarque François Benoit-Marquié, au stand des Verts populaires, collectif fondé par des dissidents des Écologistes qui se sont alliés aux insoumis. Mais les deux visions ne sont pas antinomiques. »

Comme lui, une centaine de militants écologistes auraient rejoint ce mouvement depuis le début de l’année et affichent leur soutien à Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2027. « On est là pour apporter un trait d’union entre cette vision marxiste de lutte des classes et l’écologie politique », assure encore François.

« On a toujours fait partie de l’aile gauche chez Les Écologistes mais les municipales ont été un déclencheur : une union se dessinait avec le Parti socialiste, sans être vraiment assumée », assure Ken Iwasaki Garcia. Pour ce militant écologiste toulousain, l’alliance avec ce parti, défenseur de…

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Auteur: Pauline De Deus