«Je suis content. Si le détroit d’Ormuz venait à être fermé, le pétrole monterait», a déclaré le PDG de Total. Après les marchands d’armes, la multinationale du pétrole au premier rang des profiteurs de guerre.
Existe-t-il plus sale et plus vicieux qu’un revendeur de mazout ? C’est une question légitime que tout le monde devrait être en droit se poser. La multinationale française TotalÉnergies vient d’engranger un bénéfice record, sur fond de guerre en Iran et du blocage du détroit d’Ormuz.
En cas de conflits armés, les marchands de canon se frottent toujours les mains, mais ce ne sont pas des acteurs isolés. Les profiteurs de désastres sont là, nichés partout, prêts à jaillir, attendant la moindre occasion pour empocher les dividendes. D’autres industriels aiment l’odeur du sang et des larmes, en particulier les magnats de l’industrie pétrolière. Les pollueurs de notre ère sont en pôle position pour profiter des crises en faisant gonfler artificiellement les prix.
Un rapport de Greenpeace paru le 1er avril documente les profits monstres des géants européens du secteur depuis le début le conflit au Levant… Les compagnies pétrolières européennes ont en moyenne réalisé 81 millions de profit par jour. Pourtant la flambée du prix de l’essence à la pompe que nous connaissons est injustifiée, car les tarifs affichés dans les stations restent largement supérieurs aux prix du pétrole brut, comme l’indique le rapport. Si le prix du pétrole augmente sur les marchés, celui revendu aux particuliers monte beaucoup plus vite. Autrement dit, les compagnies pétrolières organisent un système de racket mafieux généralisé en braquant nos portes-feuilles.
En France, le prix de l’essence et de gazole explose tous les compteurs : à plus de 2 euros le litre, la manne financière est énorme pour les entrepreneurs de l’écocide. Souvenons-nous que l’insurrection des Gilets…
Auteur: B

