Avant-propos à L'Affaire WikiLeaks (Stefania Maurizi), par Ken Loach

Ce 19 janvier paraît, aux éditions Agone, la traduction d’un ouvrage de la journaliste italienne Stefania Maurizi : L’Affaire Wikileaks. Médias indépendants, censure et crime d’État. Une rencontre publique, en présence de l’autrice et à l’initiative de plusieurs médias et organisations (dont Acrimed), est organisée à cette occasion le 24 janvier à la Bourse du travail de Paris. Nous publions ci-dessous l’avant-propos au livre, signé du réalisateur britannique Ken Loach. (Acrimed)

Voici un livre qui devrait vous mettre très en colère : c’est une histoire de journaliste emprisonné et soumis à un traitement d’une intolérable cruauté pour avoir dénoncé des crimes de guerre, de politiciens britanniques et américains déterminés à l’anéantir, et de médias complices pour passer cette monstrueuse injustice sous silence.

Aujourd’hui, Julian Assange est célèbre. Il a joué un rôle de premier plan dans les révélations de WikiLeaks sur l’envers du décor de la guerre d’Irak – entre autres. Ce sont les journalistes de WikiLeaks qui nous ont fait découvrir d’horribles crimes de guerre comme ceux documentés par la vidéo Collateral Murder ou ceux commis par les mercenaires américains sur la place Nissour à Bagdad, en 2007, qui ont fait dix-sept victimes civiles, dont deux enfants, et vingt-quatre blessés. Dans les derniers jours de son mandat, Trump a gracié les meurtriers ; mais il a veillé à ce qu’Assange, lui, reste en prison.

WikiLeaks a produit un travail considérable. Toutes les sociétés démocratiques devraient s’inspirer de ses principes fondamentaux. Il faut que les gens sachent tout ce qui est fait en leur nom. Quand les politiciens cachent des secrets déshonorants, les journalistes ont la responsabilité de les révéler au grand jour. Et ce sont aux hommes politiques d’en payer le prix, et d’être sanctionnés par la loi s’ils ont agi contre elle. Ce ne fut pas le cas dans…

La suite est à lire sur: www.acrimed.org
Auteur: Ken Loach