Après un court répit d’une semaine, le mercure commence déjà à remonter sur l’Hexagone. Alors que la France se prépare à affronter une nouvelle vague de chaleur – la troisième en six semaines -, un collectif de scientifiques et de personnalités engagées dans la lutte contre le dérèglement climatique appelle le gouvernement et les parlementaires à adopter « une loi d’urgence climatique ». « Collectivement traumatisés » par la canicule du mois de juin – dix jours de fortes chaleurs dont l’intensité a dépassé l’épisode de 2003 -, ils fustigent « l’inconséquence et l’inanité du débat politique » face à cet énième signal d’alarme climatique.
« Nous allons franchir, avant 2030, le seuil de 1,5 °C de réchauffement qui était l’objectif de l’accord de Paris d’ici à 2100. Il nous reste quinze ans pour effectuer la bascule de notre système énergétique, en l’accompagnant de politiques de sobriété, afin de respecter les objectifs européens de réduction de 90 % des émissions d’ici à 2040, puis de neutralité carbone en 2050 », écrivent les signataires dans les colonnes du journal Le Monde.
Parmi eux : Valérie Masson-Delmotte, directrice de recherche et ancienne co-présidente du groupe n°1 du GIEC ; le climatologue Jean Jouzel, lui aussi ancien vice-président du GIEC ; l’économiste Thomas Piketty, Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux ;…
Auteur: Romain David

