Le résultat ne change rien. Les adhérents des Républicains (LR) ont tranché : Bruno Retailleau a été élu à 74,3 %. Le ministre de l’Intérieur bat le président du groupe à l’Assemblée, Laurent Wauquiez. Voilà pour le principal changement. Car, au fond, il serait faux d’affirmer que les deux candidats se sont différenciés par des lignes politiques, des projets et des idées radicalement différentes.
Pendant toute la campagne interne, ils n’ont jamais débattu du fond. Il était plutôt question de stratégie, de parcours politique, de la participation ou non au gouvernement, etc. Le patron des députés et l’ex-chef de file des sénateurs étaient d’accord sur presque tout. À part quelques idées totalement surréalistes, même pour le Rassemblement national (RN), comme celle d’envoyer tous les OQTF à Saint-Pierre-et-Miquelon, le débat n’a pas eu lieu.
Les deux se sont cantonnés à leurs obsessions communes : la sécurité et l’immigration.
Les deux se sont cantonnés à leurs obsessions communes : la sécurité et l’immigration, deux questions qu’ils tiennent pour liées (à droite, c’est une habitude depuis quelques années). Et ils ont placé, plus ou moins clairement, la gauche en ennemi public numéro un, reléguant ainsi le parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella en problème secondaire.
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Le gouvernement peut se réjouir de ce résultat. Alors que Laurent Wauquiez voulait voir son parti prendre son indépendance par rapport à la Macronie, la victoire du patron de la place Beauvau permet de sauver le fragile « socle commun » à l’Assemblée. Néanmoins, la victoire de Bruno Retailleau à la tête d’un parti ragaillardi de plus de…
Auteur: Lucas Sarafian

