Jean-François Régnier fabrique des chalets en bois dans la Meuse et, pour ce faire, il importe du bois scandinave. Mais quand les carburants prennent plus de 50 centimes de hausse par litre, mécaniquement les flux diminuent et les prix du bois augmentent. Les transporteurs ne se lancent plus dans des retours de livraisons à vide, ce n’est plus rentable. D’ores et déjà, les délais d’approvisionnement s’allongent et la machine s’enraille.
2022, 2026, bis repetita ?
En 2022, lors de l’invasion russe de l’Ukraine, le marché du bois avait été déstabilisé soudainement. « On avait pris deux fois +25 % en un trimestre et on avait un an de devis négociés à honorer, c’était intenable », se rappelle ce chef d’entreprise basé à Nant-le-Petit.
Cette année, le choc a surpris mais le secteur de la construction était déjà très fragilisé : en recul de 30 % sur 2 ans. La conséquence directe est qu’il absorbe lui-même cette hausse des coûts et qu’il ne peut pas la répercuter sur ses clients. Concrètement, cela veut dire au moins deux embauches empêchées et pas d’investissement pour son entreprise.
« Dans le bâtiment, on est sur des marges faibles qui sont de l’ordre de 3 à 5 %, donc quand vous prenez deux hausses successives de 15 %, ça devient compliqué… » explique Jean-François Régnier.
Énergies et production, des conséquences en cascade
Pour la sénatrice LR et ancienne porte-parole du gouvernement de François…
Auteur: Simon Nicolle

