Au Pentagone, la virilité se mesure désormais aux taux d’hormones. Après les tests physiques renforcés, les attaques contre les militaires jugés trop “gros”, l’exclusion des personnes transgenres des forces armées et jusqu’au retour du nom de “Department of War” (“ministère de la Guerre”), l’administration Trump poursuit sa révolution culturelle au sein de l’armée américaine. Cette fois, c’est la testostérone qui devient un enjeu stratégique. Mercredi 15 juillet, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé que les militaires âgés de plus de 30 ans verraient leur taux de testostérone contrôlé lors de leur visite médicale annuelle. Les plus jeunes pourront se porter volontaires. En cas de déficit, un traitement hormonal substitutif pourra leur être proposé. « Il ne s’agit pas d’améliorer artificiellement votre performance, il s’agit de retrouver et d’optimiser vos capacités naturelles, de préserver votre longévité et de s’assurer que vous disposez des bases biologiques nécessaires pour tenir au combat », justifie le ministre dans une vidéo publiée sur X, sous le slogan : « The High-T Department of War ». Le Pentagone n’a toutefois toujours pas précisé si cette politique concernera également les femmes militaires.
Quand la biologie devient un programme politique
« C’est la promotion d’une masculinité et d’une humanité définies par leur biologie », estime…
Auteur: Emma Bador-Fritche

