Atlanta, Géorgie (États-Unis), correspondance
Le camp progressiste ne s’est pas encore remis de sa débâcle. Les démocrates cherchent à expliquer leur échec, après la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle du 5 novembre. En plus de son programme ultraconservateur et de ses velléités revanchardes, son mandat laisse craindre une plus forte répression des mouvements sociaux et environnementaux.
En octobre, il estimait que ces « tarés d’extrême gauche » constituaient une menace pour le pays. Dans la même interview accordée à la chaîne ultraconservatrice Fox News, le futur président des États-Unis déclarait vouloir envoyer l’armée pour faire taire ces luttes. Le mouvement contre Cop City (la « ville des flics ») à Atlanta, dans le sud-est du pays, n’était pas mentionné, mais il pourrait en faire partie.
Le mouvement s’oppose à la construction d’un centre de formation pour la police, avec un budget de plus de 90 millions de dollars (environ 84 millions d’euros). La lutte a rassemblé des militants environnementaux contre la destruction d’une forêt, ainsi que des organisations contre les violences policières, qui dénoncent la militarisation de la police.
La mort d’un militant, surnommé « Tortuguita » (« la petite tortue »), tué par la police en 2023 — dans des circonstances encore troubles —, a propulsé le mouvement sur la scène internationale. Il a depuis subi une répression juridique, avec une soixantaine de militants inculpés notamment pour crime organisé et certains pour terrorisme — des opérations de désobéissance civile et des sabotages sont responsables de destructions sur le site envisagé pour Cop City.
« La continuité de la répression en cours »
« Les conséquences de l’administration de Donald Trump seront plus ciblées qu’elles ne l’auraient été avec Kamala Harris, mais…
Auteur: Edward Maille

