Le changement climatique fait surchauffer la planète… au point de nous enfermer. Le 28 juillet, les températures ont atteint 50 °C en Iran. Le pays a décrété la fermeture des banques et des institutions gouvernementales pour faire face à la vague de chaleur accablante — des centaines de personnes ont été hospitalisées pour des insolations et des malaises — et économiser l’énergie. La population a été encouragée à respecter un « confinement thermique » et à accomplir ses tâches indispensables, à l’extérieur, aux premières heures de la journée.
D’autres pays ont déjà pris des mesures similaires. En Grèce, en juin, de nombreuses activités ont été suspendues en raison de chaleurs estivales précoces (le mercure atteignait 41,2 °C à Sparte, dans la région du Péloponnèse). Les écoles ont fermé et les salariés ont été priés de rester en télétravail. L’Asie du Sud-Est a connu pareille situation en avril, quand une vague de chaleur en Asie a entraîné la fermeture de milliers d’établissements scolaires aux Philippines et confiné les Thaïlandais chez eux. « Veuillez vous abstenir de passer du temps dehors », alertait la municipalité de Bangkok (BMA) sur Facebook.
La France n’est pas non plus à l’abri. Fin juin 2019, plusieurs écoles maternelles et primaires ont été fermées deux jours partout dans le pays. L’Éducation nationale avait laissé aux maires et aux directeurs d’école le choix de décider ou non de la fermeture de leur établissement. L’Île-de-France, avec des températures autour de 34 °C, était l’une des régions les plus touchées. En revanche, la population française n’a jamais été explicitement incitée à se confiner, et cette mesure n’est d’ailleurs pas prévue dans le plan national canicule de la France, qui est activé chaque année du 1er juin au 15 septembre.
« Une tout autre histoire pour les personnes précaires »
Fermer les lieux publics,…
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Auteur: Alexandre-Reza Kokabi

