Avec les volontaires des incendies girondins

Le 28 et 29 juillet dernier, nous nous rendons en Gironde pour prendre part à la mobilisation contre les incendies. En ressort un tourbillon de questions et de réflexions – un peu vertigineuses – quant à nos manières de nous rapporter à ces catastrophes, les lectures et captations ennemies de ces événements, ainsi que les modalités d’organisation et de participation aux opérations de survie collective.

Plus un mois ne passe sans qu’un territoire soit ravagé, parfois chez nous, parfois dans des géographies voisines, toujours plus voisines. Toute personne, toute communauté, peut être amenée d’un jour à l’autre à s’y confronter, c’est à dire, à s’organiser dans un espace-temps si particulier qu’est celui d’une catastrophe. Émotionnellement, matériellement. Les pertes, diverses et infinies, les sirènes, les collectes de dons, les pelles, tuyaux, remorques chargées, les centre d’hébergement d’urgence, ses files d’attentes, ses bénévoles… Ce vécu est un déjà-là.

Le but de ce témoignage n’est pas de livrer une explication précise, technique et exhaustive sur le fonctionnement de l’incendie et des opérations pour lui faire face, pas plus qu’il ne prétend répondre à toutes les questions qui fleurissent tout au long de la réflexion. La proposition consiste plutôt à s’appuyer sur une expérience située – deux jours passés auprès de volontaires sur les incendies – pour mettre le doigts sur des enjeux politiques, formuler des questionnements, et mettre en branle certaines discussions. En tout état de cause, ne pas laisser le monopole de la question au pouvoir, ses discours, son imaginaire, sa gestion, son emprise sur tout ce qui remue dans les ruines et les gravats du désastre.


Après deux jours à remuer les réseaux sociaux, à prendre des contacts et observer de loin, il apparaît que l’engagement des habitant.e.s pour faire face à la crise est multiple et dynamique. Il se…

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Auteur: dev