Avec ou sans moyens, l'éducation nationale reste fondamentalement nuisible

La lutte des classes, ou plus largement la révolte et l’émancipation, commence au lycée (et même avant), et au fond la question est la même pour les jeunes scolarisés que pour les travailleurs : réformismes et meilleure intégration à un modèle de société destructeur, inégalitaire et sans avenir, ou révolutions et insurrections pour en sortir et construire des sociétés vivables ?

Améliorer le confort de nos prisons ou scier les barreaux et exploser les cage ?

Refuser d’être un sujet de l’Etat, une chair à canon ou à patron, ou espérer encore « s’en sortir » en participant à la guerre de tous contre tous et se faire une place précaire et nuisible dans le sein empoisonné de l’école et du travail ?

Les jeunes sont les mieux placés pour la révolte explosive, les autres ont l’expérience utile.

Les jeunes, contrairement à la plupart des adultes intégrés, ont encore dans leur grande majorité des réflexes de survie. Spontanément, sans forcément s’en rendre compte, iels rejettent la société mortifère qu’on leur impose sans débat ni choix, et iels explosent les cadres toxiques, au propre et au figuré, pour respirer.

Avec ou sans moyens, l’éducation nationale reste fondamentalement nuisible

 Le 6 oct, trop peu d’adultes présents je trouve, trop peu de grèves et d’appels conséquents à généraliser une grève tout secteur, et encore moins d’envie d’insurrection.

Les jeunes montrent la voie de la révolte, et le reste de la population pour l’instant ne suit pas tellement.

Des mutilations, des voitures-béliers de flics, une répression hallucinante, des revendications légitimes, et la plupart des adultes ne font rien, sont-ils mûrs pour le néo-fascisme ? Cette passivité et cette acceptation de fait d’une répression ultra-violente contre des ados montrent que beaucoup de gens sont prêts à tout accepter, n’importe régression sociale et n’importe quel régime autoritaire (sans…

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