Nouveau gadget, nouveaux dangers
Le dispositif repose sur l’intégration de modules d’éclairage tactique ultra-puissants (parfois désignés sous le terme d’EDI pour Éblouissement Défensif Intégrable Mobile) fixés sur des boucliers anti-émeute. Ce système génère des éclairs de lumière blanche ou colorée extrêmement intenses combinés à un effet stroboscopique à haute fréquence.
Le coût complet d’un tel équipement n’est pas communiqué par les armuriers. Une lampe peut coûter 1000 € par bouclier, tandis que le Ministère de l’Intérieur va dépenser 15 millions d’euros pour avoir plus de boucliers antiémeutes « made in France ».
Conçus pour saturer la rétine et perturber les sens lors d’interventions au contact, les boucliers stroboscopiques peuvent avoir des conséquences préoccupantes.
D’abord, une censure visuelle délibérée : Les flashs répétés saturent les capteurs des caméras, des téléphones et des appareils photo, rendant impossible toute captation nette des interventions et empêchant de documenter les éventuelles bavures.
Ensuite, des risques sanitaires avérés : Au-delà d’une fatigue visuelle intense et de violents maux de tête, l’effet stroboscopique intensif est scientifiquement reconnu pour déclencher des crises d’épilepsie chez les personnes photosensibles, et provoquer des pertes d’équilibre ou des désorientations spatiales sévères.
Éblouissement Défensif Intégrable Mobile / Produits GEIM / Capture vidéo
Une opacité totale et industrialisée
Ce dispositif inédit s’inscrit dans une longue stratégie de dissimulation des dérives policières :
- Le RIO invisible : Le refus persistant d’arborer le Référentiel des identités opérationnelles (RIO) empêche déjà toute identification individuelle lors des violences policières.
- L’infiltration violente : La présence récurrente de policiers en civil agissant au cœur des cortèges pour provoquer des incidents…
Auteur: Léonore Suied
