Neuf militants de Greenpeace avaient comparu le 24 juin devant la cour d’appel de Paris pour une action sur le tarmac de Roissy en 2021. Ils avaient partiellement repeint la carlingue d’un avion en vert pour dénoncer le greenwashing du transport aérien. La cour d’appel les a condamnés, le 30 septembre, à des amendes allant de 400 euros avec sursis à 500 euros.
Des peines « symboliques », s’est réjoui Greenpeace France dans un communiqué, qui note que, par rapport au jugement initial, « la peine d’interdiction de paraître dans ces aéroports sous peine d’emprisonnement ferme, qui les privait de facto de leur liberté de circuler, a été infirmée ».
« L’intensification de la crise climatique et tous les records battus par l’été 2026 sur le plan des canicules, feux et sécheresse, démontrent une fois encore que notre action à Roissy-Charles de Gaulle il y a cinq ans était légitime et nécessaire. Depuis la crise du Covid, la croissance du trafic aérien a repris à un rythme effréné, augmentant les émissions de gaz à effet de serre responsables de l’emballement climatique, alors que chaque secteur devrait au contraire réduire ses émissions au plus vite », dit Sarah Fayolle, chargée de campagne climat à Greenpeace France.
L’arnaque de « l’avion vert »
Les militants écolos entendaient, par cette action sur le tarmac de l’aéroport parisien, ainsi que durant leur procès, démontrer l’arnaque de « l’avion vert ». Les différents carburants bas carbone que promet l’industrie aérienne pour justifier la poursuite de la croissance de son trafic sont, en effet, très souvent surestimés, comme l’a aussi démontré une enquête de Reporterre sur l’hydrogène vert.
« Cinq ans après […], le gouvernement se rend directement responsable de la croissance du trafic aérien en soutenant le mégaprojet d’ADP d’extension de l’aéroport Roissy. Ce mégaprojet […] impliquerait…
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