Alors que les projets mal ficelés se succèdent depuis les promesses de baux signées en 2020 par les 2 communes et quelques propriétaires forestiers, Energies du plateau de Balerne, filiale de Cevennes Energy, a déposé au printemps ses demandes de permis de construire et d’autorisation de défrichement pour un parc photovoltaïque de 51 ha (en plusieurs « îlots ») entre lapiaz, forêts anciennes et résurgences.
Une enquête publique sur un dossier bancal
À l’été, le dossier était déjà connu des autorités : la DDT (au titre de la loi sur l’eau), la CDPENAF, la MRAE et l’ONF avaient déjà rendu des avis très défavorables, revenant à chaque fois sur l’injustifiable choix d’artificialiser une forêt que certains ne jugent pas assez productive. Elle est pourtant parfaitement adaptée à son milieu et bien plus riche et importante que ce que ne le laisse penser le bureau d’études environnementales complice qui l’a à peine parcourue. Le Préfet avait donc à sa disposition tous les éléments pour ne pas ouvrir d’enquête publique (ce qui relève de son pouvoir discrétionnaire), mais a décidé de demander un 5e avis. Des fois que…
Quelques documents à analyser en 30 jours
Cette enquête publique composée de 1793 pages de dossier, s’est tenue sur seulement 30 jours, le délai minimal légal. Elle a proposé 14 demi-journées de permanences, mais aucune réunion publique. L’enjeu pour l’État est ainsi de purger le dossier de ses principales faiblesses et disqualifier l’opposition si elle n’y participe pas. La multiplication de ces projets nécessite une critique du modèle énergétique, fossile et fissile, productiviste et capitaliste qui les engendre, pour nourrir un débat public local sur le fond. Mais le dispositif de l’enquête publique, qui vise à rendre publiquement acceptable ces projets, a réduit les opposant⋅e⋅s à pointer l’absence de prise en compte…
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