Avoir des opinions est une chose, tordre les faits en est une autre ! — Benedikt ARDEN

Le problème que j’ai avec la critique sociale-démocrate des états socialistes*, c’est qu’elles tiennent rarement compte des conditions concrètes de l’exercice du pouvoir. Que ce soit les relations géopolitiques, la guerre imposée par la bourgeoisie ou des manigances secrètes des grandes puissances, toutes surdéterminent le champ d’action de ces fragiles États et impose des mesures qui une fois décontextualisée peuvent paraitres autoritaires, mais qui s’impose par la réalité de la guerre des classes. Ces critiques partent donc du principe que tout est possible et que seul le manque de volonté des dirigeants empêcherait l’émergence d’une utopie libérale ou libertaire et socialiste.

Souvent issue d’informations partielles, décontextualisées ou de fausses nouvelles, l’opinion de ces critiques « de gauche » sous-entend ainsi que LEUR projet politique ne souffrirait pas de pareilles contraintes s’ils gagnaient les élections (ou une révolution) et que les États impérialistes et la bourgeoisie locale accepteraient leur socialisme puisque lui serait suffisamment « démocratique ».

Pourtant, si TOUS les États socialistes, passé ou présent, ont été traités de dictatures ce n’est pas parce que le socialisme est intrinsèquement contraire aux droits de l’homme, mais bien parce qu’il est trop facile d’intimider les gens de gauche par ce biais-là et que la réaction ne se privera jamais de récupérer un discours plein de belles valeurs pour justifier sa domination sur le monde.

« Vous êtes pour les droits fondamentaux des êtres humains ? » « Donc vous devez être pour libéralisme ! » « Fin de partie »
(sic)

Pourtant, il n’est pas si difficile de s’informer de la réalité du terrain et de rester minimalement critique face aux montages médiatiques cousus de fil blanc, organisés par des groupuscules réactionnaires et la bourgeoisie du pays, présentés comme un « peuple agressé et opprimé par une dictature communiste ». Quand on voit le traitement médiatique et politique sans compassion que subissent les mouvements sociaux d’ici et des pays capitalistes alliés, on ne peut que constater le contraste. Comme si ces campagnes de presse avaient une orientation réactionnaire, malgré leurs beaux discours, leurs « valeurs » et leurs « bonnes intentions » ?

Poser la question c’est bien sûr y répondre !

Aux critiques de la gauche plus à gauche que la gauche, comprenez que n’importe quel socialisme, aussi libertaire soit-il, sera toujours traité comme une…

La suite est à lire sur: www.legrandsoir.info
Auteur: Benedikt ARDEN Le grand soir

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