Bad Bunny, Kendrick Lamar, Lady Gaga, et un trophée posthume pour Fela Kuti : la cérémonie des 68e Grammy Awards qui se tiendra dimanche 1er février à Los Angeles pourrait bien devenir un happening anti-Trump. Les récompenses de la musique américaine devraient sacrer des artistes qui ne cachent pas leur opposition à la politique du président américain. Reste à savoir s’ils prendront publiquement la parole pour protester contre ses positions sur les questions de société, l’arrêt de l’US AID ou les abus de sa campagne anti-immigration, comme vient de le faire Bruce Springsteen avec sa chanson Streets of Minneapolis.
Né à Porto Rico, île des Caraïbes sous juridiction des États-Unis depuis 1898, Benito Antonio Martinez Ocasio plus connu sous le son nom de scène, Bad Bunny («méchant lapin ») symbolise à lui seul l’engagement anti-Trump des artistes. Champion des musiques latino, il a propulsé le reggaeton et la trap latina au sommet.
Citoyen américain et artiste latino
Avec près de 20 milliards d’écoutes en streaming l’an dernier, Bad Bunny est devenu le chanteur le plus écouté en 2025, devançant Taylor Swift. Ce succès populaire lui vaut d’arriver en favori aux Grammy Awards, avec six nominations pour son sixième disque, Debi Tirar Mas Fotos, dont les plus prestigieuses, album et chanson de l’année.
Bad Bunny a également été choisi par la National Football Leage (NFL) pour se produire à la mi-temps de la finale du championnat de football américain, l’événement sportif le plus populaire aux États-Unis, le 8 février au Levi’s Stadium en Californie.
Donald Trump avait fait huer Taylor Swift lors du Super Bowl 2025. Comme la chanteuse de country avant lui, Bad Bunny ne mâche pas ses mots contre le président américain. Citoyen américain et artiste latino, il a pris des positions pro-immigration et en faveur des personnes LGBT+. Il chante et donne ses interviews en…
Auteur: Nathalie Lacube

