Vous avez probablement déjà vu des images de sportifs qui s’immergent dans de l’eau glacée après l’entraînement… Depuis sa popularisation par Wim Hof, dit « Iceman », la pratique s’est largement répandue dans le monde du fitness avant de se diffuser dans d’autres disciplines. Il faut dire que les vertus qu’on lui prête sont nombreuses !
Effets prophylactiques sur la santé, stimulation du système nerveux central, amélioration des performances musculaires et de la récupération après l’effort… Cette stratégie de récupération active après une activité physique, séquence fondamentale de tout entraînement sérieux, s’est imposée comme une des plus plébiscitées ces dix dernières années.
Si de nombreux sportifs, professionnels et amateurs, y ont recours, ils ne sont pas pour autant bien renseignés sur les bienfaits réels de cette pratique et son efficacité. Si vous grimacez à l’idée de vous plonger dans une simple piscine, vous vous posez peut-être plus de questions… Bain de glace, douche froide, chambre de cryothérapie à -80 °C (en établissement spécialisé) si vous êtes très motivé, sont-ils vraiment bénéfiques ? Ou s’agit-il simplement d’une tendance à la mode ? Qui peut en bénéficier ?
Pour répondre à ces questions, le mieux est déjà de revenir sur comment le froid agit sur notre corps…
Une myriade de réponses physiologiques
L’adaptation physiologique la plus importante au froid extrême est sans doute le rétrécissement des vaisseaux sanguins, ou « vasoconstriction », qui a probablement pour but de réduire la perte de chaleur corporelle. Les bains de glace provoquent ainsi à court terme une augmentation rapide de la pression artérielle, qui induit elle-même une augmentation de la fréquence cardiaque et de la respiration.
Parce que les vaisseaux sanguins se rétrécissent, le flux sanguin vers les zones submergées…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Stéphane Perrey, Professeur des Universités en Physiologie de l’Exercice / Neurosciences Intégratives, Directeur Unité Recherche EuroMov Digital Health in Motion, Université de Montpellier

