Depuis de nombreux mois, les soutiens d’Emmanuel Macron ne cessent de se féliciter de la « baisse du chômage ». Reprises par les médias de masse, ces annonces cachent pourtant une malhonnêteté intellectuelle. Certaine allient manipulation des chiffres et occultation de la réalité engendrée par les politiques du gouvernement, notamment en matière de pauvreté. Décryptage.
À en écouter le pouvoir en place, la France n’aurait pas connu une telle situation depuis quarante ans : le taux de chomage serait au plus bas. La presse des milliardaires n’a d’ailleurs pas tardé à lui emboîter le pas, évoquant sans nuances ce moment « historique ». Bien entendu, la précarisation grandissante de l’emploi ou les petits arrangements avec les chiffres opérés par l’État ont bien moins été évoqués.
Plusieurs catégories de chômeurs
Pour bien comprendre les données utilisées par les médias et le gouvernement, il convient d’abord de noter qu’il existe plusieurs catégories de chômeurs allant de A à E. C’était généralement la première qui était mise en avant par les observateurs. Celle-ci concerne les « personnes sans emploi, devant accomplir des actes positifs de recherche d’emploi. »
Autrefois, cette classification était assez similaire de celle de la définition du chômage selon le Bureau International du Travail (BIT). Or, depuis une dizaine d’années, les deux chiffres se sont largement éloignés.
Sortir les gens des statistiques avec des formations
Ainsi, comme le rapporte le média Elucid, il existe aujourd’hui pas moins de 800 000 chômeurs de plus en catégorie A que selon la définition du BIT. Une différence que l’on peut en partie expliquer par le nombre grandissant de seniors sans profession, mais aussi par une politique gouvernementale poussant massivement les chômeurs vers des formations.
On a par exemple pu voir…
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Auteur: Victoria Berni

