Pour la deuxième année consécutive, Errevet, village de Haute-Saône, s’apprête à accueillir un spectacle de vaches landaises les 29 et 30 août 2026. Sous l’intitulé badin « Les Vachettes en folie », l’événement ravive une controverse devenue nationale.
Défense Animale Belfort, D.A.B., réclame son annulation. L’association a recueilli plus de 26 000 signatures. Sa présidente, Chantal Girot, dit avoir saisi le préfet de Haute-Saône par courrier recommandé. Sans obtenir de réponse à ce jour.
À ses yeux, l’affaire excède largement le folklore estival. « Faire faire pratiquement 2 000 kilomètres [aller-retour, ndlr] aux animaux pour venir divertir une population – qui peut se divertir autrement – c’est absurde », dénonce-t-elle à La Relève et la Peste.
Le trajet entre les Landes (où sont élevées les vachettes) et Errevet frôle en effet les 1 000 kilomètres. À la fatigue du transport s’ajoutent, selon l’association, le confinement, la chaleur éventuelle et le stress inhérent à un déplacement de cette ampleur.
Chantal Girot récuse surtout l’idée selon laquelle l’absence de mise à mort suffirait à absoudre le spectacle. « On ne peut pas impunément utiliser des animaux pour s’amuser. Ça n’est pas normal ».
Des jets de « ballons à la tête des animaux »
La course landaise se distingue juridiquement et techniquement de la corrida. Les animaux n’y sont pas mis à mort. Les organisateurs la présentent comme une discipline sportive, fondée sur les écarts et les sauts exécutés par les participants face à des vaches de course landaise.
Pour Défense Animale Belfort, cette différence ne suffit pas à écarter la question du bien-être animal. « L’an dernier, nous y étions. On a vu ce qui se passait ». L’association affirme avoir photographié une vache présentant de nombreuses lésions.
Elle dit également avoir vu des animaux forcés de sortir du corral, l’enclos où est…
Auteur: Joanna Blain

