Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), la transition à venir offre une occasion historique de « réformer et de revitaliser les institutions » du pays, de rétablir les libertés fondamentales et l’espace civique, et de permettre à tous les Bangladais de participer au futur.
Dans un rapport préliminaire sur les manifestations et les troubles qui ont eu lieu dans le pays au cours des dernières semaines, le HCDH fait état de « fortes indications, justifiant une enquête indépendante supplémentaire ».
Selon l’ONU, les forces de sécurité ont fait un usage inutile et disproportionné de la force dans leur réponse à la situation.
Exécutions extrajudiciaires, détentions arbitraires et disparitions forcées
« D’autres violations présumées, qui justifient également des enquêtes approfondies, impartiales et transparentes, comprennent des exécutions extrajudiciaires, des arrestations et détentions arbitraires, des disparitions forcées, des actes de torture et des mauvais traitements, ainsi que des restrictions sévères à l’exercice des libertés d’expression et de réunion pacifique », peut-on lire dans le rapport.
« L’obligation de rendre compte des violations et la justice pour les victimes sont essentielles pour aller de l’avant et devront être accompagnées d’un processus national de guérison », a déclaré M. Türk, ajoutant qu’une enquête exhaustive, impartiale et transparente sur toutes les violations des droits de l’homme et tous les abus qui ont été commis constituera une première étape cruciale.
Déclenchées par le rétablissement d’un système de quotas pour l’attribution des postes dans la fonction publique, des manifestations d’étudiants initialement pacifiques au Bangladesh à la mi-juin ont été suivies de violences et de graves violations des droits de l’homme commises par les forces de sécurité, qui auraient fait des centaines de morts – dont au moins 32 enfants…
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Auteur: Nations Unies FR

