« Banlieues chéries » / Musée de l’histoire de l’immigration / jusqu’au 17 août , Palais de la Porte-Dorée, Paris 12e.
La Courneuve, Pantin, Saint-Denis, Créteil, Nanterre, Gennevilliers, Sarcelles, Saint-Ouen… Autant de villes que de vécus communément ravalés sous le terme « la banlieue ». C’est pour ébranler cette vision englobante des quartiers populaires que le Musée de l’histoire de l’immigration présente son exposition « Banlieues chéries ».
La volonté de porter ce cri d’amour, détonnant dans le débat public, a été lancée par la directrice du musée, Constance Rivière : « Le sujet s’est très vite imposé à nous comme un mal pensé qui rencontrait la mission du musée à proposer d’autres perspectives. L’exposition se veut être un regard sensible sur les banlieues dont beaucoup d’artistes, commissaires et conseillers scientifiques sont issus, mais aussi un appel à chérir nos banlieues comme des lieux de créativité, d’habitat et de lutte. »
Il y a autant de manières de définir les banlieues que de les vivre.
H. Makhlouf
Ce, à travers plus de 200 œuvres, archives, peintures, photos et installations qui entendent élargir la focale sur ces espaces mal connus et, par-là, sortir du cliché. « Le plus grand défi était de ne pas participer de manière volontaire ou involontaire à l’exotisation de ces espaces, mais d’entrer en empathie avec toutes les personnes représentées », commente Horya Makhlouf, l’une des commissaires de l’exposition originaire de Pantin.
Le visiteur est ainsi invité à se livrer à une déambulation affective au sein d’un parcours artistique et thématique. La première section de l’exposition met en écho les siècles et les médiums. Elle fait dialoguer les…
Auteur: Juliette Heinzlef

