Il aura suffi de quelques minutes de perturbation d’un DJ set de Barbara Butch pour que la séquence médiatique s’emballe. Samedi 18 juillet à Grenoble, la prestation de la DJ avait été interrompue par des militants. Ils répondaient à un appel au boycott, notamment, soutenu par la section iséroise de LFI. Décryptage complet de ce qui s’est passé et des logiques politiques qui animent cette séquence, avec des témoignages de personnes sur place.
Un contexte national de criminalisation de la lutte pour la Palestine et de tensions locales
En juin 2025, Barbara Butch est invitée à performer à Tel-Aviv pour la Pride, annulée après des bombardements iraniens. À la place, elle s’est produite à l’ambassade de France en Israël, alors même que l’offensive israélienne à Gaza était déjà qualifiée de génocidaire par une part croissante de la communauté juridique internationale, de la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese aux principales ONG israéliennes de défense des droits humains. Elle a par ailleurs signé une tribune soutenant la loi Yadan, visant à criminaliser les soutiens à la Palestine, avant d’expliquer, non pas qu’elle regrettait sa signature, comme cela a été largement rapporté, mais qu’elle avait signé dans un contexte de « confiance envers des amis ».
Le 12 mai 2026, les Insoumis de Grenoble publient un communiqué pour dénoncer la programmation de la DJ au festival du Cabaret Frappé, demandant au maire de la ville, Laurence Ruffin (écologiste), « de clarifier sa position quant à la participation de cette artiste ». Plusieurs organisations pro-palestiniennes ont également dénoncé la présence de l’artiste dans le cadre de la campagne BDS (« Boycott, Désinvestissement, Sanctions »). Une campagne qui vise les artistes qui collaborent avec le régime israélien.
Mais les tensions ne s’arrêtent pas là : à l’occasion de la Nuit blanche 2026 à Paris, manifestation culturelle annuelle dont…
Auteur: Le Média

