Pour y parvenir, le club breton ne s’est pourtant appuyé que sur son jeu, déroulé par un collectif sans star, et élaboré par un organigramme duquel aucune tête ne dépasse. Un club unanimement reconnu comme « sain » dans un environnement qui l’est souvent moins.
Pour l’AFP, « Brest, aujourd’hui, c’est un gros club »
Fort de son inoubliable parcours, la saison dernière, le Stade Brestois intéresse bien au-delà des frontières de la Bretagne depuis un moment déjà. Des grands médias nationaux, du Figaro à Libération en passant par TF1 ou Le Parisien, à certains des plus grands noms de la presse étrangère (The guardian, Marca, La gazzetta dello sport…), nombreux sont ceux qui se sont fait l’écho des exploits du capitaine Brendan Chardonnet, lui, le « petit gars du coin », et des siens, désireux d’en savoir plus cette potion magique à l’origine de tant de miracles à la pointe de l’Armorique. La recette est pourtant simple : « En arrivant ici, j’ai découvert un club où le président préside, le directeur dirige et où l’entraîneur entraîne. Cela peut paraître bête à dire mais cette normalité n’a plus nécessairement cours dans le football d’aujourd’hui et elle est très appréciable », résumait, dès l’an dernier, le druide Éric Roy, élevé au rang de « King » par ses supporters.
L’histoire de Brest résonne chez tous les gens qui aiment le foot et qui se disent : « Voilà, cette fois, c’est Brest. Mais ça pourrait être peut-être mon équipe à moi, mon équipe de cœur ».
Comme par miracle, l’alignement des planètes né de cette alchimie s’est prolongé, cette saison, en Ligue des champions, compétition où il n’a a priori rien à faire, générant un enthousiasme dépassant largement les contours de la métropole du bout du monde. « Il est évident que Brest plaît par son côté sympathique, iconoclaste, rafraîchissant, inédit et sans complexe », indique…
Auteur: Claude Morizur

