Bien que le principe même hérisse les journalistes, un quart des Français (27 %) se dit prêt à lire des articles générés via une intelligence artificielle. « L’IA occupe une place croissante dans nos vies, et l’information n’y échappe pas. Et c’est plus notable encore chez les moins de 35 ans : 47 % d’entre eux se disent ouverts à l’idée de lire des articles rédigés par IA », note Guillaume Caline, directeur enjeux publics et opinion chez Kantar Public France. De quoi, à terme, bouleverser radicalement la façon de s’informer. De quoi, aussi, avoir des conséquences sur le métier de journaliste. Certes, l’IA a d’ores et déjà, via l’usage des algorithmes, révolutionné la hiérarchisation et la diffusion de l’information. Mais ce que promet l’IA générative est incomparable, puisqu’elle produit de l’information via l’agrégation d’articles existants, la compilation de dépêches d’agences de presse, etc.
D’ailleurs, les sites d’actualité alimentés par IA générative se multiplient. « Ils extraient des données ici et là et les combinent entre elles, le tout aboutissant à une vision déformée de la réalité », s’inquiète Antoine de Tarlé, ancien dirigeant de médias et auteur de La Fin du journalisme ? (1). Et d’accroître encore davantage la désinformation à l’œuvre. NewsGuard, qui évalue la crédibilité des sites et des réseaux, en recensait 537 fin octobre.
EXCLUSIF @LaCroix dévoile les résultats de son dernier baromètre sur la confiance des Français dans les médias #BaroMédia
On observe cette année une nette augmentation de l’intérêt du public pour l’actualité.
Avec @KantarFR et à l’occasion de #MédiasEnSeine@MediasEnSeinepic.twitter.com/XBNjVQC7NG
— La Croix (@LaCroix) November 22, 2023
Pas de quoi surprendre Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences Po et spécialiste des médias sociaux : « Ces nouveaux types de médias, quasi entièrement…
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Auteur: Marie Boëton

