Par Pierre Jequier-Zalc, Pauline Migevant, Hugo Boursier, Tristan Dereuddre, Maxime Sirvins et Lucas Sarafian.
Une main tendue à l’extrême droite. Selon notre recensement, 27 candidats Ensemble ou Les Républicains (LR) ont annoncé se maintenir au second tour des législatives alors qu’ils étaient arrivés en troisième position au premier tour. En renonçant au barrage républicain, que la gauche s’est pourtant résignée à faire sur une centaine de circonscriptions, ces candidats favorisent mécaniquement le Rassemblement national. D’autres n’ont pas encore pris position : ils sont 33 à s’être murés dans le silence depuis les résultats de dimanche soir sur 106 candidats concernés, à l’heure où nous écrivons ces lignes.
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Alors que toutes les composantes du Nouveau Front populaire ont annoncé un désistement systématique de leurs candidats s’ils arrivaient en troisième position, seuls 46 candidats Ensemble, Les Républicains ou Horizons ont assumé leur responsabilité en ne participant pas au second tour.
Ces attitudes sont aussi la conséquence des consignes particulièrement floues des représentants de ces trois partis. Dans une courte allocution au cours de la soirée électorale, le Premier ministre, Gabriel Attal, a appelé au désistement des candidats Ensemble au profit « de candidats qui défendent les valeurs de la République ». Celui qui n’a pas su l’emporter dès le premier tour dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine n’a même pas le courage de nommer explicitement La France insoumise, qu’il renvoie dos à dos avec le Rassemblement national.
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Auteur: Politis

