GCO, deux décennies de lutte
Il aura fallu près de 50 ans pour que le projet routier de 24 km consistant à désengorger une partie du trafic de l’agglomération de Strasbourg, amorcé dans les années 70, voit finalement le jour à l’ouest de la métropole. Et plus de deux décennies de mobilisation, de déconvenues, de luttes, de victoires puis de déceptions, vécues pleinement par le collectif GCO Non Merci, opposé à l’aménagement mené à son terme « contre toute logique environnementale ».
À l’époque, déjà, le contournement autoroutier fait débat. En 2005, un rapport indépendant demandé par l’État démontre « l’absurdité du projet tout en proposant des alternatives qui concilient aménagements routiers et développement des transports collectifs ».
En 2008, la Commission d’enquête publique conclut que « le désengorgement n’est ni l’enjeu ni l’objectif du GCO », appuyant une fois de plus l’inutilité du projet. Mais en août 2018, le préfet de Région Jean-Luc Marx signe l’arrêt d’autorisation environnementale unique avec Arcos – Vinci comme concessionnaire.
S’ensuit alors une lutte juridique avec recours en référé et de nombreuses enquêtes publiques négatives qui n’auront cependant pas eu raison de cette décision.
Crédit : GCO Non Merci
La justice donne raison aux opposants
Jusqu’au début des travaux, pourtant, le collectif avait mis toute son énergie à les empêcher. Des cabanes, d’abord, puis l’installation d’une ZAD, sur le tracé d’un viaduc de 500 mètres à construire. Mais en septembre 2018, elle est évacuée par 500 gardes mobiles venus sur la zone.
Alors que la situation semble inextricable et que les travaux touchent à leur fin, la justice remet en doute le bien-fondé du contournement en 2021.
Le 17 juin, en effet, le tribunal administratif de Strasbourg examine six recours déposés par Alsace Nature pour le compte du collectif GCO Non Merci.
« Il…
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Auteur: Juliette Boffy

